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26/02/2016

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La photographie infra-rouge

Explications sur la technique infra-rouge et réflexions générales sur la photographie Par Guillaume Fürst Dans cet article, je présente la photographie infra-rouge, en expliquant d’abord ses principes et la gamme de résultats qu’elle peut offrir. Ensuite, partant des difficultés et motivations liées à l’IR, j’explique en quoi cette technique permet de dépasser une vision parfois étroite de ce qu’est ou devrait être la photographie. Un peu de théorie et quelques exemplesLa photographie infra-rouge est une technique de photographie qui permet de "percevoir" une partie du spectre électromagnétique (lumière au sens large) qui est invisible à l'oeil nu. En effet, la lumière visible est une partie relativement restreinte de ce spectre, qui comprend des longueurs d'ondes de 400 nanomètres (nm) jusqu'à 700 nm. Nous percevons les ondes de 400 nm comme du violet, celles autour de 500 nm comme du  bleu, etc., jusqu'au rouge à 700 nm. A l'extrême gauche de ce spectre de la lumière visible, en dessous de 400 nm, c'est l'ultra-violet, que nous ne pouvons pas voir. Et à l'extrême droite, au-delà de 700 nm, c'est l’infra-rouge (IR), que nous ne percevons pas non plus. Il y a plusieurs catégories de rayons infra-rouge: l'IR proche, l'IR moyen et l'IR lointain. En photo, on est le plus souvent intéressé par l'IR proche, dans les 700-1000 nm. Voilà donc, en théorie, où se situe la photo infra-rouge.Plus concrètement, l’IR permet d’obtenir des couleurs totalement surréalistes et des contrastes exceptionnels, en particulier en photographie de paysage. En photo IR, les couleurs sont souvent très différentes de celles que l’on perçoit en lumière visible. Ces couleurs dépendent de plusieurs paramètres, dont la longueur d’onde IR dans laquelle on se situe. Sans entrer dans ces détails, nous noterons simplement ici que sur une photo IR brute, c’est-à-dire sans retouche visant à modifier les couleurs en post-production, le ciel est rendu dans des tons rouges et les végétations dans des tons bleus. L’intensité et la teinte exacte de ces couleurs dépendent notamment de l’heure de la journée, de l’éventuelle couverture nuageuse et du type de végétation. Mais dans tous les cas, ces couleurs sont très différentes de celles qu’on observe en lumière visible.L’IR permet également d’obtenir des contrastes uniques. Un ciel photographié en IR va être naturellement très dense; le bleu devient très sombre car il réfléchit très peu d'IR, mais les nuages restent bien blancs. En noir et blanc, cette combinaison d’effets donne des ciels très contrastés et dramatiques, sans retouche particulière. L'eau devient très sombre également. En ce qui concerne la végétation, elle devient très claire, car les feuillages réfléchissent beaucoup d'IR. Ceci est surtout vrai si les feuilles sont éclairées directement par le soleil; cet effet est beaucoup moins marqué pour la végétation qui se trouve à l'ombre. Il s’agit de combinaisons d’effets qui peuvent créer des contrastes impossibles à obtenir en photo classique, ou au prix de retouches très complexes, mais qui sont obtenus sans effort en IR. Faire de la photo IR : difficultés et motivationTechniquement parlant, la photographie infra-rouge est relativement exigeante. Elle nécessite l’usage de filtres particuliers, voire même d’appareils photos modifiés spécifiquement à cette fin. De plus, de nombreux réglages sont plus difficiles à maîtriser qu’en photo classique, en particulier la mise au point et la mesure de la lumière (autant dire l’essentiel de la photographie!). Enfin, la photo IR peut aussi nécessiter un important travail de retouche, parfois juste pour obtenir un résultat acceptable. En effet, les photos IR brutes ont tendance à présenter une dominante rouge très importante et peu esthétique, à cause de difficultés liées à la mesure de la lumière (balance des blancs en particulier). Dans ce contexte, pourquoi donc se donner autant de mal à capter cette lumière IR?D’un point de vue artistique, la pratique de l'IR est souvent motivée par un intérêt esthétique, l'envie d'obtenir un rendu différent de la photo classique. Il existe certes des façons de simuler le rendu IR sous Photoshop, mais le procédé a clairement ses limites. L'IR est donc surtout une question de goût, pour son rendu particulier et ses couleurs improbables. Mais c’est aussi une question de "philosophie", celle de l'envie d'explorer de nouvelles contrées visuelles, de dépasser la perception classique. En effet, la photo IR relativise beaucoup la notion de "perception vraie" et celle, connexe, de "photo non retouchée". Elle pousse également le photographe à chercher plus loin, l’invite à tenter de nouvelles expériences. Avant d’élaborer sur ces différents points, faisons un petit détour sur le rôle plus général des réglages et de la retouche en photographie. Réglages et retouches : une réalité incontournableTout d’abord, une évidence: les réglages de l’appareil photo ont un impact énorme sur le rendu final de la photo. Ces réglages, tels que les paramètres de mesure de la lumière, sont ajustés automatiquement par l’appareil photo ou alors manuellement par le photographe, afin d’obtenir différents effets. Il peut s’agir par exemple de procédés aussi élémentaires que la surexposition ou la sous-exposition, qui permettent de rendre l’image plus ou moins sombre, et qui ont également un impact sur les couleurs (la surexposition délave les couleurs, la surexposition les saturent). Jusqu’à un certain point, l’effet qui est obtenu par ces réglages peut également être obtenu à l’aide de retouches. Par extension, certains de ces effets peuvent être appliqués seulement sur une partie de la photo.Deux points clés sont à souligner ici : (1) il n’y a pas de différence fondamentale entre réglages et retouches, seulement des différences de commodité et/ou de limites techniques; (2) il n’y a pas de photographie sans réglage ni retouche; soit le photographe prend le contrôle de ces paramètres, soit il laisse faire les automatismes de l’appareil photo. Dans tous les cas, des décisions sont prises et ce sont ces décisions, heureuses ou malheureuses, qui font la photo, réussie ou ratée. Dans le cas de la photographie classique, ces décisions peuvent sans trop de problème rester en arrière-plan du processus créatif. En effet, dans de nombreux cas courants, la plupart des automatismes permettent d’obtenir des résultats relativement satisfaisants. Les choses se compliquent dans des conditions photographiques difficiles et/ou si le photographe a en tête un rendu particulier, qui diffère beaucoup de ce que des automatismes peuvent produire.Or, à cet égard, la photo IR est très intéressante car elle pousse le photographe à prendre le contrôle de tous les réglages et à considérer la retouche d’une façon différente. C’est à la fois une nécessité technique et une invitation à l’exploration. Au final, l’infra-rouge a ceci de paradoxal: les photos IR très peu retouchées apparaissent comme totalement invraisemblables (ciel rouge, arbres bleus, etc.), alors qu’après de plus ou moins lourdes retouches, on peut retomber sur les résultats qui semblent normaux (retour à des couleurs plus standards, ou alors simplement à du noir et blanc). Par conséquent, l’IR force le photographe à se recentrer sur sa vision, sur ce qu’il veut montrer, sur les effets visuels qui lui plaisent. En IR, l’absence de considération pour les réglages et la retouche mènent à l’échec. De plus, des limitations arbitraires basées sur des constats superficiels tels que "ça ne va pas, c’est trop retouché" n’ont clairement plus aucun sens. Conclusion : l’IR ouvre de nombreuses portes!La photo IR fait voler en éclat des notions telles que "perception vraie", "photo fidèle à la réalité" et "photo non retouchée". L’IR représente par nature une toute autre réalité, intrinsèquement inaccessible à l’oeil humain. Cette technique ouvre très naturellement de nouveaux horizons, en nous forçant à voir le monde d’une autre façon. Pour l’apprécier pleinement, il faut toutefois dépasser certains réflexes de rejet liés à une suspicion de retouche excessive ou de "traficotage" de l’image. J’espère que cet article pourra contribuer à diminuer ce problème et à rendre plus accessible la photographie IR. Par extension, j’espère également qu’il de relativiser la notion même de retouche, considérée parfois à tort comme une tricherie.En effet, aussi bien en photo de lumière visible qu’en photo IR, des techniques extrêmement sophistiquées peuvent être nécessaires pour obtenir une image qui a l’air "normale"; à l’inverse, des photos prises sans réglages délibérés ni retouche particulière peuvent être très peu fidèle à la réalité. Tout le monde a déjà fait une expérience de ce genre: on prend la photo en ayant un certain résultat en tête, mais on s’en remet au automatisme de l’appareil, et on est déçu par ce qui sort de l’appareil photo (les visages sont trop foncés et l’arrière-plan trop clair, les couleurs sont moins belles, etc.). En photo IR, ce genre de questions est automatiquement mis au centre de la démarche photographique.En conclusion, la photo IR rend saillant un phénomène qui est tout aussi important en photo classique: toute photographie traduit la vision d’un photographe. Cette vision peut être simple ou sophistiquée; de même, les résultats qui en découlent peuvent être obtenus avec des moyens simples ou complexes. Mais dans tous les cas, il y a une vision et des moyens mis en oeuvre pour l’atteindre. Et c’est finalement cela qui fait la force et l’identité de toute photographie, et certainement pas le fait d’être plus ou moins fidèle à une hypothétique réalité universelle, ni le fait d’être plus ou moins retouchée.Il ne me reste plus qu’à vous proposer de parcourir toutes les photos infra-rouge disponibles sur Fraaamed.com, et découvrir par vous-même les différents résultats que l’on peut obtenir avec cette technique, des plus fous ou plus classiques. Ceci en gardant bien tête qu’ici, le plus bizarre est souvent le plus naturel!


07/10/2015

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Vernissage du 24 octobre 2015

Le 24 octobre 2015, Anthony Chabin et Guillaume Fürst ont le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition photo réalisée pour l'inauguration du site Fraaamed.com. De nombreux tirages photos de haute qualité seront exposés à cette occasion. Vous pourrez retrouver tous les supports vendus sur Fraaamed.com : tirages contrecollés sur aluminium  Dibond, tirages contrecollés sur alu avec Plexiglas, et tirages en caisse américaine. N’hésitez pas à venir découvrir ces photographies et profiter d’un apéritif dinatoire pendant votre visite. 


04/10/2015

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Série Spéciale “Couleurs du Mexique”

Cette Série Spéciale a été réalisée par Guillaume Fürst au Mexique (Yucatan) en 2011 ; la plupart des photos ont été prises dans la petite ville pittoresque de Merida. Comme son nom l’indique, l’idée centrale de cette série était de rendre au mieux l’univers très coloré de cette région. Là-bas, presque chaque immeuble est peint d’une couleur différente, souvent dans les tons vert, jaune ou rouge ; associé au bleu de ciel souvent éclatant, la variété d’accords de couleurs que l’on peut ainsi obtenir est quasi-infinie. Les rues, vides ou presque, simplement peuplées de quelques passants ou encore d’une VW Coccinelle, confèrent également à cette série un charme particulier.  Ces photos sont toutes au format paysage et vendues uniquement sur contrecollé alu Dibond. Deux formats sont disponibles : 30x45 ou 40x60 centimètres. La finition (brillant ou mat) est également au choix. Retrouvez l’intégralité de cette série en cliquant sur les images ci-dessous. 


01/10/2015

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Série spéciale “Insta Genève”

Première Série Spéciale disponible sur Fraaamed ! Il s’agit d’une série de photographies urbaines, réalisée à Genève en 2015 par Anthony Chabin. Ces photos de scènes de vie ou de graphisme urbain ont été prises dans l’état d’esprit « Instagram », c’est-à-dire saisies sur le vif au gré de diverses sorties dans plusieurs endroits de la ville. On retrouve donc des prises de vue depuis le bord du lac aussi bien que depuis le centre-ville, ainsi que des vues avec des personnages ou des vues plus graphiques ; enfin, à cette grande variété de scènes s’adjoint une grande variété de lumière (milieu ou fin de journée, par temps clair ou par temps couvert). Ces photos sont toutes au format carré et vendues uniquement sur contrecollé alu Dibond 40x40 centimètres. La finition (brillant ou mat) est au choix. Retrouvez l'intégralité de cette Série Spéciale en cliquant sur l'image ci-dessous.  


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